Ma première randonnée avec les A.N.
Témoignage de Fred
Week-End des samedi 15 et dimanche 16 novembre 2025
20 participants dont 2 enfants.
Organisé par Michel, témoignage de Fred, Photos de tous.
Photos du samedi | Photos du dimanche

La rando était bookée de longue date et nous regardions arriver ce week-end sur le calendrier avec une certaine excitation : Nous allions participer à notre première randonnée parmi les AN !
Le plan était clair sur le papier : une randonnée facile de 3h le samedi avec vue sur le lac du Verdon, et du double le dimanche (6h), dans les gorges du Verdon. Ce qui était moins clair, c'était le temps : pluie annoncée tout le week-end. Les restes de la tempête Claudia arrivaient vers nous.
Rendez-vous était cependant donné à 13h le samedi pour le départ de la rando au « Parking de Félines » (coordonnées GPS à l'appui). « Il faut manger avant » d’après la consigne du G.O.
Nous arrivâmes plus d’une heure avant l’heure de départ et je pensais que nous serions les premiers. Nous étions presque les derniers, puisqu’à part Jacques, notre Président (qui avait oublié ses tenues de pluie), tout le monde était déjà là !
Nous, sortîmes fringants de notre voiture avec nos tenues toutes neuves et avec la ferme intention de rivaliser en expérience avec ces très expérimentés randonneurs. Mais on ne la fait pas aux A.N. L'habit ne fait pas le moine, et encore moins le randonneur. Nous entendîmes vite des : "ça sent le plastique neuf par ici !" Mi-amusés, mi-moqueurs. Il fallait faire ses preuves sur le sentier ! Et qu'à cela ne tienne, nous y étions prêts.

Nous partageâmes un pique-nique fort agréable face aux quelques rayons de soleil de la mi-journée en attendant notre président et ses tenues de pluie.
Il arriva vers 12h30. Nous étions en avance sur l'horaire prévu de départ mais nous nous équipâmes tout de même dès son arrivée : pique-nique rangé, chaussures lacées, sacs sur le dos et bâtons en main.
Le président « roumégua » (si si, ça se conjugue au passé simple !), de toute sa stature de Président. "Le départ c'est 13h !! Il est à peine 12h30 et je n’ai pas mangé !!" Ça forçait le respect ! Tous l’écoutèrent, plus ou moins sagement. Mais nous partîmes quand même avant l’heure dite... Et il suivit... le tout dans une ambiance joyeuse.

Le sentier monte en direction du col de l’âne, les points de vue sont superbes et les arrêts furent multiples : prises de photos, prises de chocolats (surtout Clara et Capucine) et reprise de souffle au programme.

Par chance, le temps fut clément et nous profitâmes des couleurs d’automne avec plaisir.
La redescente de l’autre côté du col se fait sous les arbres, assez abruptement au départ puis plus gentiment par la suite.
Ce qui donna l’occasion de profiter des points de vue multiples et offrant des paysages d’automne magnifiques que nous appréciâmes tous à leur juste valeur lors de nos pauses.



Après quelques franchissements de crêtes, le sentier, qui fait une boucle, finit par rattraper la route départementale à quelques encablures du point de départ.

Nous débouchâmes ainsi tous sur ce dernier tronçon face à un soleil couchant qui tentait de rivaliser avec nos sourires de randonneurs comblés. C’était le retour aux voitures.
Nous déchargeâmes rapidement nos sacs pour se suivre en cortège de voitures jusqu’au gîte, à 25 minutes de là, en remontant les Gorges du Verdon par la route de Moustiers.

Le temps de prendre nos chambres et une douche, l’apéro était lancé sur un coin de table. Chacun avait ramené un petit quelque chose à faire goûter aux autres : saucisson, figatellu, guignolet pétillant et guignolet classique ne firent pas long feu.
Une fois à table, ce fut le debrief de la journée et la préparation du lendemain, toujours dans la bonne humeur. Même le président qui décidément jouait de malchance lors des repas gardait le sourire et un humour accrocheur. Il fallait plus qu’une soupe à la courgette (« c’est que de l’eau ») ou une panacotta (« pas ma tasse de thé ») pour le désarçonner semblait-il (« ça va qu’il me reste du pique-nique que je n’ai pas eu le temps de manger à midi ! » me glissa-t-il avec malice).
Alain nous fit une petite frayeur en fin de repas. Ce fut l’occasion pour nous, nouveaux venus, de constater le calme de l’ensemble des AN et de Francine en particulier.
Finalement, après un moment allongé à terre et les jambes en l’air, Alain reprit des couleurs et regagna sa chambre avec l’aide de Maxime ; puis chacun alla se coucher.
Le lendemain matin, le petit-déjeûner était servi à partir de 07h30, ce que les AN semblaient avoir compris comme « il faut être à table à 07h30, prêts à randonner ». Nous n’avions pas eu cette consigne-là, si bien que nous arrivâmes à table vers 07h35, face à une assemblée de randonneurs qui nous regarda comme je regarde mes fils lorsqu’ils se lèvent à 10h le dimanche.
Pour ma part, j’avais consulté la météo la veille en même temps que tous les AN et nous avions tous conclu qu’il pleuvrait bel et bien le lendemain, sans aucun doute possible. Ce que je ne savais pas, c’est que la pluie n’est qu’une des conditions météorologiques acceptables pour randonner, rien de plus. Ils étaient donc tous prêts et imperméabilisés.
Nous rattrapâmes notre retard au mieux pour partir en direction des Gorges du Verdon et du sentier Martel avec toute la troupe, sauf Alain, qui garda le gîte (et négocia avec brio la table du midi).
On ne voit que rarement un paysage sous la pluie, parce qu’on pense à tort qu’il va perdre de sa beauté sans l’éclat du soleil. Mais bien souvent, la pluie lave l’air et sublime les couleurs.


Dès le départ du sentier, nous eûmes ainsi le privilège de voir les nuages jouer avec les parois des gorges, accentuant les contrastes entre les dégradés de roux, orange et jaune des arbres, le gris de la pierre et le vert du Verdon.
Le sentier que nous empruntions, traversait très vite plusieurs tunnels artificiels creusés au début du XXème siècle dans l’espoir de réaliser une captation d’eau.
A la sortie d’un de ces tunnels, Lucas pointa du doigt un chamois (son grand-père vous jurera que c’était un bouquetin, mais pour la légende, ce bouquetin ressemblait furieusement à un chamois). Les plus chanceux d’entre nous purent le voir nous jauger de haut, puis s’éloigner tranquillement, se sachant hors d’atteinte.
Après ces tunnels forts ludiques, le sentier serpente à flanc de pente entre les arbres pendant un long moment.
Pour nous, c’était le moment de revenir sur nos pas. La brève accalmie dont nous bénéficiions n’allait pas durer, et il était tout de même plus prudent de s’en retourner à nos maisons. Certes, c’était plus tôt que prévu mais nous avions des paysages plein les yeux, et une furieuse envie de recommencer ! !

Nous garderons de cette toute première rando avec les AN une foule de souvenirs et cette sensation enivrante de partager des moments privilégiés et de vivre des instants forts.
Fred